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Renforcer le rôle du généraliste Depuis sa création, l'ANGREHC regroupe essentiellement des médecins généralistes expérimentés dans la prise en charge de patients usagers de drogues et qui se sont formés à la prise en charge de l'hépatite C. Ainsi, de nombreux patients ont pu accéder au traitement de l'hépatite C et une partie d'entre eux est parvenue jusqu'au stade de la guérison. Pour autant, on déplore chaque année 4 000 morts liées aux hépatites B et C et 50% des patients atteints par l'une ou l'autre de ces hépatites virales ne connaissent pas leur statut sérologique. Dans ce contexte, l'ANGREHC a décidé d'élargir son champ d'action à l'ensemble des hépatites virales mais aussi aux hépatites métaboliques et à la cirrhose du foie. Elle veut mobiliser l'ensemble des médecins généralistes pour le dépistage et la prise en charge des maladies du foie. A ce jour, 500 000 personnes en France, sont porteuses du virus de l'hépatite C ou de l'hépatite B. Il y a urgence pour des dizaines de milliers de patients à bénéficier d'un traitement afin d'éviter les complications de la maladie (cirrhose, hépatocarcinome). Dans le domaine de l'hépatite C, l'ANGREHC a alerté les pouvoirs publics sur les graves problèmes d'accès aux soins pour une partie des ex-usagers de drogues sous traitement de substitution aux opiacés, qui sont suivis en cabinet de ville et qui n'accèdent pas aux soins spécialisés. L'ANGREHC demande que soit étudiée la possibilité pour les médecins généralistes recevant ces patients, d'établir eux-mêmes la primo-prescription du traitement interféron-ribavirine dans le cadre d'un travail en binôme avec un hépatologue référent et d'une pratique mini-réseaux de proximité.
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